Infos techniques
Le Web du Rail
Le jargon du cheminot
Nombre de femmes agents de conduite:
Aussi, la gent féminine voudra bien nous excuser pour le caractère quelque peu grivois de certaines expressions qu'il faut replacer dans un contexte où de pauvres mâles livrés à eux-mêmes sont privés [délivrés ?] du fin esprit modérateur féminin et sombrent dans un abominable [savoureux ?] machisme verbal. OS |
A la pointure : on utilise une locomotive " à la pointure" lorsque le temps entre son train d'arrivée et son train de départ est très court. On dit aussi " au chausse-pieds".
Aller en gauche : se rendre en queue du train
A gauche : faire le train "à gauche" signifie pour un aide conducteur: prendre la place du mécano.
A poil : un train est " à poil " lorsqu'il n'y a pas de conducteur pour l'assurer (ou pas de loc). Dans le même ordre d'idée on parle "d'habiller", de "couvrir" un train, ou au contraire de le "dépoiler"
A toucher : Ordre signifiant qu'il faut amener les tampons de l'engin moteur au contact de véhicules ou d'un autre engin moteur.
Bana : Terme utilisé pour indiquer un train mis à
contresens (non utilisé
pour les IPCS et VUT). Contraction de "banalisée".
Batterie : succession très serrée de circulations de même type dans le graphique de circulation du régulateur.
Batimmotique : contraction de "batiments" et "immotique". Etablissement créé le 1er janvier 1994, il est issu de la fusion de la section télécom et de la section batiment. Il y a eu deux autres étblissements V de créer ce jour là: Proche banlieue issu de la fusion des section de Batignolles, Bécon les Bruyères et une partie d'Argenteuil. Puis Grande banlieue, fusion d'Argenteuil, Achères et Mantes-la-Jolie.
Depuis, Batimmotique regroupe l'ex-DV24 ( Agence Régionale de l'Immobilier ), le CNPET ( Centre National de production télécom ), l'UPE ( Unité de production Etude regroupant, depuis l'éclatement/disparition de la DV, l'ex-DV35 ( télécom ), l'ex-DV36EE ( énergie électrique hors caténaire ), l'ex-DV23BT ( études batiments + clim )
Bourrer les cacahuètes : désigne l'action de remuer le ballast pour le tasser sous le rail.
Brouter : (terme de régulateur) un train broute lorsqu'il suit de trop près un train dont la vitesse est inférieure à la sienne.
Cacahuète: Voir "soutien-gorge".
Cadavre : engin moteur hors d'état de tractionner qui doit être acheminé pour réparation vers un atelier SNCF.
Calé : un train de marchandises est calé lorsque du fait qu'il est "à poil", il ne peut être acheminé. Il reste donc dans le triage, éventuellement immobilisé par une cale anti-dérive.
Changer de bout : sur les locs ou les trains réversibles, quand le mécanicien se déplace dans le poste de conduite opposé.
Cornes : pantographes (lever les cornes)
Coucher (ou couchage) : compte tenu des graphiques de circulation, un train se couche lorsqu'il n'a pas son inflexion de circulation théorique (abscisse=Kilomètre, ordonnée=temps, une inflexion théorique de 45°, pour une raison ou une autre inflexion réelle à 40 voire 35° et le trait tend vers l'horizontal, d'où il se couche).
Coulé (être) : arriver en retard. On dit aussi "couler" un train.
Coupé-queuté : Expression typique employé à Dijon par les agents mouvement pour dire qu'ils ont dételé des wagons d'un train et remis en bonne place les signaux d'arrière. "C'est coupé-queueté tu peux expédier mon gars !"
Crochet : (gestion des locs) temps de stationnement d'un engin moteur entre deux utilisations.
Crocodile : dispositif placé au pied des signaux et permettant de transmettre à bord de l'engin moteur l'indication présentée par le signal.(Les crocodiles SNCF sont inoffensifs !) Le premier crocodile (Français) fut essayé en 1872, il était installé à 200 mètres en amont du disque et composé d'une pièce de chêne de 4 mètres, préalablement trempé dans l'huile de lin bouillante et recouverte d'une plaque de cuivre jaune. Lorsque le disque était fermé, le crocodile était relié à une source électrique (pile) et déclenchait sur la machine qui le franchissait un sifflet électromoteur, le courant étant capté par une brosse métallique formée de fil de cuivre dur et fixée sous l'engin (roue et rail constituant le retour). Source : Histoire de la signalisation ferroviaire française.
Cuisses propres : (gestion des locs) se dit d'une machine qui n'a aucune avarie, ni visite prévue, ni restrictions. On dit aussi qu'elle n'a "rien aux dents".
Cul de plomb: bureaucrate, agent administratif...
Déboutiquer : bouleverser au dernier moment quelque chose qui était prévu depuis longtemps. Se dit par exemple de la commande d'un agent qui change au dernier moment ou du montage d'un train facultatif.(voir FAC)
Décade : période de travail d'un agent de conduite. Ainsi dénommées car elles pouvaient autrefois atteindre 10 jours, les "décades" sont désormais limitées à 6 jours de calendrier mais pouvaient il y a peu comprendre 7 journées de service.
Écureuil : Agent d'entretien des caténaires (souvent perché sur une grande échelle double)
En voiture : un mécano est "en voiture" lorsqu'il voyage en service à bord d'une voiture voyageurs. Le terme officiel étant "haut le pied" pour les ASCT.
Envolée de boutique : se dit à propos d'un événement quelconque qui a déclenché une très importante et parfois disproportionnée réaction de la hiérarchie.
FAC : Service facultatif. Par définition, c'est un service qui n'est pas programmé à l'avance. On parle d'un "train FAC", d'une période FAC, d'une journée FAC, d'un RHR + FAC...
Ficelle : Caténaire
Fromage blanc : Chef sécurité (à cause de la casquette)
Galoches : Sabots ou semelles de frein. Les
semelles de frein étaient autrefois en bois, et on en trouve encore dans le
métro parisien et à Montréal. A propos de l'emploi de semelles de frein en
bois par le métro parisien, il faut préciser que cet emploi a été motivé
par la guerre de 14-18 au cours de laquelle l'approvisionnement en semelles de
fonte était très difficile. On a donc eu l'idée de remplacer la fonte par du
bois macéré dans l'huile. Cette méthode est si économique qu'aujourd'hui
encore, le métro parisien emploie de telles semelles sur ses MP 55 (radiés),
MP 59, MP 73 et MF 67.
Glou-glou : locomotives diesel (jargon PC) Fait
allusion à la consommation de carburant. Surnomme également des autorails
d'avant-guerre.
Garage franc : point
précédant l'engagement du gabarit à la sortie d'un faisceau de voies
convergentes (généralement repéré par une traverse peinte en blanc)
Haut Le Pied : désigne un train constitué par une ou deux machines ou avec 1 ou 2 véhicules.(très souvent une loc seule)
Explication historique :
Variante 1 : A l'époque des diligences, il
y avait toujours accroché derrière un cheval de réserve qui n'avait rien à
tracter. Donc par rapport à ses collègues devant il levait "haut le
pied" car il n'etait pas fatigué !
Variante 2 : Cela nous vient de l'époque des
diligences où lorsqu'à l'arrivée dans un relais, les chevaux retirés de
l'attelage (id° loc coupée du train) se déplaçaient avec le sabot "haut
le pied" puisqu'ils ne tiraient plus de charge (id° pour une loc qui se
rend au dépôt ou tout autre lieux de stationnement). Jacques RUIZ (Belgique)
Variante 3 : Au temps du Far West et des 6 coups,
certaines tribus indiennes montaient les chevaux à cru, on disait alors que les
indiens montaient Haut Le Pied.
Hirondelles de vigie: les serre-frein, ceux qui serraient le frein à vis dans des cabines dépassants du toit des anciens wagons.
Lapin de couloir, Bottes de paille, Bras mort, Mulot, Mulotte, Lest embarqué, araignées de placard ou de fourgon : Gentils surnoms des agents de train (contrôleurs)!
Manoeuvres de corps d'armée : opération nécessitant de nombreux mouvements, attelages, dételages...
Manoeuvrer "à l'anglaise": opération qui, bien que formellement interdite, fait gagner beaucoup de temps. Elle consiste à livrer un wagon dans un embranchement particulier, au lancer, en manœuvrant l'appareil de voie au passage du véhicule.
Marche à la voile : remplace les anciens XMI WMI MIRO MIRA. Utilisé pour acheminer un engin quelconque sans N° de marche (contrairement à ce que pensent les CFF, la traction électrique n’empêche pas de partir à la voile !).
Marcher sur l'erre : rouler traction coupée. Les marches sur l'erre permettent, lorsque le train est à l'heure, de réaliser une conduite économique du train (Art 177 PGM: Le mécanicien doit effectuer le maximum possible de marches sur l'erre notamment à l'approche des points d'arrêt et des zones où la vitesse doit être réduite)
Mettre au trou : Voir "Tauler"
Mettre tout dans le coin: freiner d'urgence. Représente
physiquement le mouvement effectué avec les robinets de frein H7A et autres
freins à table tournante, où la position de freinage d'urgence est la
dernière à droite. On le dit aussi dans le cas inverse où on tractionne à
fond. Dans ce cas, c'est le manipulateur de traction que l'on met "tout
dans le coin".
Oreille de cochon: appareil en métal massif
utilisé par les agents du matériel chargés de procéder au relevage des
wagons déraillés. On le pose sur le rail et lorsque la roue déraillée est
assez proche du rail, en tirant le véhicule avec un engin moteur, il monte sur
l'oreille de cochon et remonte sur le rail. Le procédé est assez
destructeur pour le matériel et est réservé aux véhicules non chargés à
essieux. Formellement interdit sur tout véhicule à bogies. (risque de
cisaillement du pivot de caisse)
Panto : agent du poste de commandement (PC) chargé de la gestion des locs électriques (équipées de pantographes)
Pastille Valda : indication voie libre (feu vert)
Patache: nom masculin désignant un train de marchandises
roulant généralement à 100 kilomètres à l'heure ou moins.C'est un terme
légèrement péjoratif, ou affectueux suivant que l'on bosse à Scaronne ou à
Sibelin ... ;-)
Le Petit Robert donne la définition suivante :
patache : nom féminin - 1581 ; mot espagnol ;
probablement arabe batas "bateau à deux mats"
1. Historique. Petit navire de surveillance.
2. (XIXe siècle) Anciennement. Diligence peu confortable où l'on voyageait
pour un prix très modique.
Familier et vieux. Mauvaise voiture. "C'était une affreuse guimbarde [...]
une vraie patache !" (Hugo)
"Toute ressemblance avec une BB 8100 est purement fortuite" (André
Sintzoff)
Plumer : appliquer une sanction.
Refouler : (Terme réglementaire) action de reculer pour une circulation ferroviaire guidée par des signaux de manœuvre.
Roulette : un train fait "roulette" lorsque c'est la même loc qui reste en tête de la rame malgré un éventuel changement de la marche du train.
Sanglier : surnom donné aux agents de l'équipement travaillant sur les voies
Saute-mouton : pont permettant un croisement de deux voies d'une même ligne en faisant passer l'une au dessus de l'autre.
Sept P une : sanction. Correspond à l'ancien nom de l'imprimé de l'avertissement.
Soutien-gorge : (ou cacahuète) signal indiquant la fin de
caténaire
(forme caractéristique)
Suce- mèche : lampiste.
Tauler (un train): "Le régul m'a taulé deux heures au trou". Vient de la signalisation mécanique, où le carré est appellé "tôle" (car c'est bien une tôle carrée en fait...) Se faire tauler signifie généralement être garé sur une voie d'évitement pour laisser passer d'autres circulations.
Tenir le manche : conduire
Tête à queue (faire): se dit lorsque le train arrive dans un sens et repart dans l'autre avec la même locomotive qui est dételée et remise en tête du train. (on dit aussi "faire l'impasse")
Torcher un train: faire prendre du retard à un train. On dit aussi "jaunir" un train.(lorsque l'aiguilleur ouvre tardivement le carré)
Torpille (ou Sept P une) : sanction disciplinaire suite à une faute professionnelle.
Train Paquebot : On appelait trains-paquebots ceux qui desservaient les gares maritimes, en correspondance avec les paquebots des lignes transatlantiques. Le sens a dérivé (c'est le cas de le dire !) ensuite vers les trains de luxe à vocation de croisière sur rails, comme le VSOE (Venise Simplon Orient Express), par ex.
Trait :
- Tenir le trait ou faire le trait : respecter scrupuleusement la vitesse
prescrite.
- Bouffer le trait : dépasser la vitesse
Viande : désigne le personnel de conduite pour les
permanents traction ou les voyageurs dans les trains. On parlait de la
"feuille de viande" pour désigner la feuille récapitulative de la
programmation des agents de conduite, ou la feuille sur laquelle sont repris les
agents en FAC.
Mouvements que l'on peut ressentir sur une
locomotive :
(axe longitudinal ox, axe transversal oy et axe vertical oz)
rotation ox : roulis
rotation oy : galop
rotation oz : torsion
translation //ox : recul
translation //oy : tamis
translation //oz : pilon
combinaison des effets de tamis et de torsion :
Les mouvements de lacet :
- le lacet de caisse : chaque véhicule pivote autour de son axe oz,
- le lacet de rame : les mouvements de lacet individuels de chaque caisse se
conjuguent de sorte que la rame se tortille comme un serpent .
Comme tout le monde le sait, c'est en Grande
Bretagne que naquit le premier chemin de fer, et dans ce pays, les diligences
roulaient à gauche.
Et pourquoi les diligences roulaient-elles à gauche? Cela vient d'une époque
fort lointaine où les preux chevaliers, qui étaient sans doute majoritairement
droitiers se déplaçaient à gauche pour pouvoir pourfendre prestement avec
l'épée dans la main droite tout cavalier hostile venant à leur rencontre...
Et pourquoi, alors, toutes les voitures ne roulent-elles pas à gauche? Là,
c'est une longue histoire, avec Napoléon, les postillons, et tout et tout....
Une exception toutefois, qui m'a été rappelée fort justement par Alain
Fennerich, les trains roulent toujours à droite dans les régions de Metz et
Strasbourg, depuis l'Ex AL (Alsace - Lorraine sous domination Allemande vers
1885). Les chevaliers allemands étaient-ils donc majoritairement gauchers...?
;-)
Merci à tous ceux qui ont contribué à réaliser cette liste: Olivier Grebenieff, Dominique Robin, Patrick Staehle, et ceux que j'ai oubliés...
Américaine (L'): Prototype PO 2CC2 à transmission «
Gearless » sans engrenages, l’induit est calé directement sur l’axe d’essieu
; engin increvable mais destructeur pour les voies (masses non suspendues
élevées).
Astride (Asynchronous Tritension Drive Engine) : les BB
36000. Surnom, devenu appellation officielle, donné dès leur conception du
fait de leur motorisation et de leur caractère tricourant 1500 / 3000 / 25000
V.
Asytric (Asynchrone tricourant) ou Asytrit (asynchrone tritension)
étaient les surnoms initialement donnés à la future BB 36000. On a ensuite
trouvé que ça sonnait trop "médicament". Il y a donc eu un concours
pour trouver un nouveau nom, Astrid (ou Astride si on maintient le "e"
de engine) s'est alors imposé. Auraient failli s’appeler MAASTRIT
(Machine Asynchrone Tritension) ; clin d'oeil au traité de Maastricht
instaurant l’Union Européenne ;-).
Babazou : CC 65.500 à cause du bruit particulier du moteur
Sulzer 12 LDA 28.
Baleine : 040 GA 1 Renault à générateur Pescara.
Baleines bleues : les 230 K carénées, ex 230 B Est, assurant la
traction de la rame sur pneumatiques Paris-Strasbourg.
Batteuses : Les 2D2 9100 étaient appellées le plus souvent
batteuses, à cause du bruit des ventilateurs du rhéostat. Le terme Drague ou
Sapin remonte à l'époque de la vapeur, pour désigner une machine médiocre ou
à limite d'échéance de grand levage (GRG !).
Belphégor : La CC 80001 CFD, ex 060 GA 1 SNCF prototype
équipé d'un
générateur à pistons libres Pescara.
Bête à chagrin : Se dit de n’importe quel engin avec un
carnet de bord
rempli d’annotations suivies de la réponse : « voir à son centre ».
Bétonneuse (La) : la CC6568 seule subsistante en livrée « béton »
(beurk !).
Bielloux : Voir "Pédalos"
Bigoudens : Autorail Renault ABJ 3.
Biquettes : BB 1 à 80 ex PO (sur Dijon, à l'époque des
pousses attelées entre les Laumes et Dijon, elles étaient même surnommées
les Soeurs Etienne, jumelles assez minables de l'avant-guerre !).
Bleus d’Auvergne : Autorails X 2800 modernisés.
Boîtes à ozone : les BB Midi, 1500, 1600 et 4100 à 4700.
Boîte à ragoût : Wagon restaurant.
Bonnes à tout faire : BB 8100. A leur livraison en 1949 sur
Laroche-Dijon,
elles assuraient tous les types de train ; du rapace au patachon, en passant
par l’omnibus.
Bouts de cigares : 241 A PLM, équipées à l’origine d’un paraboloïde
de Prandtl.
Brigitte : BB 60041 construite par Renault
Budd : Z 3700. Ex Etat Paris-Le Mans (1937), première application en
France de l’acier inox non peint (procédé mis au point par la firme Budd aux
U.S.A.).
Camion (Le) : Autorail TEE FS, type 442.201 à 209, assurait
le TEE Mont Cenis.
Caraques : sobriquet vaisois, mais je ne me
souviens plus s'il s'appliquait aux X 3800 ou aux Berliet !
Caravelles : les X4500 et dérivés
Carré d' As : les CC21001 a 21004
Champigneulles :surnom nancéen des X 3800 à leur appararition
en Lorraine, du fait de leur couleur rappelant celle figurant sur les bouteilles
de bière de la brasserie voisine de Champigneulles.
Chieuvres : les 4-230 G (ex 4200 PO) "Chieuvres du
Berry"
Cocottes minutes : fourgons chaudière, série C735/40,
C741/44, C747/94, C881/99 à deux essieux.
Concombres : X 73500, alias ATER. Origine: Dépôt de Nevers.
Dénommés aussi "Suppositoires".
Conchita : à La Plaine, surnom du wagon aspirateur utilisé en banlieue
Nord.
Coucou : Machine de manoeuvre.Ex : 030 TC, 040 TC (surnom d’originePLM).
Coupe-jambon : les BB12000 , 13000 ,
Crocodiles : les CC14100
Cul de bateau : surnom des 4-141 TA, qui assuraient des
services dans le Massif Central, en raison de la forme particulière de
l'arrière de la machine.
Cyclope (Le): Rame ANF réversible (accouplées aux BB 9531 à
35) aptes à 160 km/h sur Paris-Tours.
Dakota : surnom exclusif des ex 060 DA, a cause de leur
bruit caractèristique : dakotadakotadakotadakotadakota........Les 62000, ex 040
DA, ont été surnommés les Yayas ou Baldwins, du nom de leur constructeur.
Danseuses : surnom générique des BB Alsthom
8500/16500/17000/20200/25500 en raison de leurs mouvements et de leur
empattement réduit.
Dragues : Voir "Batteuses"
Dropettes ou Bocal à marcassins : Draisines de l’Equipement.
Dinosaures : (au vu de leur forme et de leur couleur vert
sombre), tous les engins ex-PLM ayant ciculé sur la Maurienne depuis son
électrification par 3ème rail.
Divine (La) : la 232 U 1 de Marc de Caso (Musée de Mulhouse).
Excavateur : Se disait d’une machine à vapeur qui brûlait de l’avant, cauchemar des chauffeurs.
Fers à repasser : locs monocabines type BB12000/13000
Friteuse (la): Grill Express
Glou-glou : surnomme les autorails d'avant-guerre dont le
moteur CLM (licence Junkers) faisait un bruit de "glou-glou".
Goldoraks : les TGV SE à cause de la couleur années 70.
Grand-mère : première utilisation : la 241 C 1 ex PLM, prototype des
241 P ; deuxième utilisation : la CC 20001, ex CC 6051 prototype des CC 25001
à 9. Par extension : engin tête de série (ex : 9201, 22201, 8101, Z 7301,
etc.).
HLM : selon certains tractionnaires, surnom générique des
véhicules à 2 niveaux (VB, VO, VR2N, Z2N de tout poil, Z 23500).
Homards : les 140 PO
Hongroises (Les) : Prototypes PO 2BB2 Ganz.
Iroquois : Autorail Renault VH.
Jacquemin : (du nom du concepteur de leur bogie, qui a aussi
équipé les fers à repasser) les BB MTE (9200/300/16000/25100/150/200).
Jument verte : le X 92201 (et sa XR) Haute-Normandie de la
desserte Bréauté-Beuzeville - Fécamp.
La Schuerr : sobriquet des autorails De Dietrich assurant les navettes
gare-dépôt en Alsace.
Lézards verts : RGP X 2701 à 20 bimoteurs 2x 300ch.
Machine à courroies (La) : La BBB 20003 ex 6053, prototype complexe
à groupe convertisseur Mono-Continu ; transformée en BBB 6003.
Mauriennes : Sous-série des CC 6539 à 59, livrée verte,
équipées d’origine
de frotteurs 3e rail pour Chambéry-Modane, bloquées sur le rapport PV, VL 100
km/h.
Mille-pattes : les CC 1100 (surnom donné aux Aubrais)
Mobylettes : Autorails FNC 90ch, à cause de leur puissance ridicule et
de la transmission par chaîne.
Moustaches : surnom dunkerquois des BB 66000 et 66400, en
raison du dessin des motifs blancs sur les capots frontaux.
Nez cassés : série des 7200/22200. A cause de la forme
caractéristique du nez
Nez pointus : Autre surnom des TGV.
Nez de Boeufs : Rame corail réversible.
Œil de bœuf : voir Rouges
Panos : les X 4200. Mis en service en 1959 sur la splendide
ligne des Cévennes Clermont-Ferrand - Nîmes afin d'y assurer le Cévenol. Leur
surnom vient du grand compartiment (climatisé) panoramique de 1ère classe qui
couvrait plus de la moitié de l'engin. Dessinés par Paul Arzens sur le modèle
des Vista-Domes nord-américains, dotés du mythique moteur MGO de 605 kW
(transmission électrique), ces engins ont connu de nombreux déboires
techniques. Quatre sont aujourd'hui préservés (un record, sur les dix qui ont
été construits !).
Panzer : BB25100
Patrick: le TGV de série 01. Le "P" de PSE (LGV
Paris Sud-Est)
Pédalos (ou Bielloux ) : BB 71000.
Construction CFD (comme la CC 80001) à transmission par bielles.
Petits gris : les Z 6100 du Nord (surnom donnés aux ateliers
des Joncherolles).
Picasso : les autorails avec cabine au-dessus de la caisse.
Pouponnette : Autorail Billard 212 des CP (en référence à
son avertisseur)
Ratagaz : Rames à Turbines à Gaz T 2000 (merci Terminator !).
Raton-laveur ou Train Kärcher : le train
chargé de débarrasser la voie des feuilles mortes qui provoquent des patinages
et enrayages.
Rouges (Les) : appelées aussi Œil de bœuf , Z 3800. Ex Etat.
Automotrices dites de ramassage, avec des accélérations impressionnantes : 0
à 140 km/h en 72s !
Rouquin ou le rouge : le 3ème rail 750 V de la banlieue
St-Lazare, du fait de la croûte de rouille qui le recouvrait.
Sophie : le TGV de série 02. Le "S" de PSE (LGV
Paris Sud-Est)
Souleserie : autorail Soulé ( en référence à sa fiabilité
ou à l'été de ses concepteurs...)
Sous-marins : les CC65000
Soyouz : Première génération des autorail CFD initialement
immatriculés dans la série de SY
Sputnik : les CC70000 (Chalindrey ), aussi Gagarine
Suppositoires : voir concombres
Sybic (Synchrone Bicourant) : les BB 26000. Surnom, devenu
appellation officielle, donné dès leur conception du fait de leur motorisation
et de leur caractère bicourant 1500 / 25000 V.
Tank à Konrad : EAD équipé de boites de vitesses
initialement construites pour un char franco-allemand à l'époque du
chancellier Konrad Adenauer.
T P E : Trans Péquenots Express. Surnom local des trains assurés en
rames V2N sur Paris Laroche.
Tubes de moutarde : surnom local (réseau Ouest) des ETG T 1000/1500.
Unités Mauriennes : Couplages indissociables de BB 1 à 80
utilisées en
renfort sur Modane.
Vespas : BB 9401 à 9535 .
Vorace (Le) : Le rapide Paris - Strasbourg
Waterman : les 2D2 5500 (surnommées également "Nez de
cochon" ou "femmes enceintes" selon la forme du nez de la
sous-série)
Yaya : désigne toutes les locs A1A A1A, mais surtour les
62001 à 100 Baldwin.
Yellow submachines : les BB22200 modifiées transmanche (Nez jaune
obligatoire en GB )
Yoyo : locotracteur Y 7000/8000.
Zébulon : prototype Z 7001 ex Z 7115, premier engin
équipé de la transmission tripode équipant les TGV.
Zézette : désigne l'élement automoteur Z 7100.
Tracteurs : les locotracteurs, chez nous, à cause de leur
désignation (Te, Tm, Ta, Tem, Tea)
Crocodiles : Be ou Ce 6/8 II ou III, des fers à repasser (Ee
3/3 16311-16326)
La Sauterelle : pour les feues Re 4/4 I (vu leur aptitude
à faire de petits sauts au démarrage).
La BoBo : désigne l'ordre des essieux de la Re 4/4 II, machine
universelle des CFF avec ses 273 unités.
La "6/6" : pour les Re 6/6 (et aussi les Ae 6/6).
Les 16000 : pour les machines de manoeuvres (qui commencent par
16xxx). Avec la nouvelle désignation, on appelle simplement la machine par son
nom (une 460, une 841, ...)
Les trains navettes ont aussi des noms spéciaux.
Mirages : rames de banlieue de couleur rouge, construites en
même temps que non Mirage de l'armée...
Les Chiquita : série tirée à 4 exemplaires, avec sa livrée
jaune-violet.
Les "Colibris" : nos 142 trains navettes régionales,
aussi à cause de leur livrée... Les dernières séries ont déjà des surnoms.
DPZ : Les rames RER à deux étages de Zürich (pour
DoppelstockPendelZug),
DOSTO : IC2000 (également pour DOppelSTOck, deux niveaux).
Souris grises : Rames TEE CFF, type Rae 1051 à 55, ex
Cisalpin, assurant la correspondance à Frasne des TGV Paris-Lausanne vers
Berne.
Et pour finir, pour faire plaisir à nos amis français, le TGV ! On le surnomme
"Pointu" et même "Sous-marin"...
Break : les automotrices 300 de la SNCB.
Cornemuses : les dd-irm (automotrices à 2 niveaux) des NS
(Pays-Bas). Leur électronique de bord émettait un bruit voisin de cet
instrument de musique. Remède a dû y être apporté !
TGV AT et R, c'est à peu près la même chose... puisque c'est le même
manuel de conduite. TGV R et Thalys idem puisque on peut les accoupler...
On peut néanmoins citer:
- TGV A 10 voitures, TGV R et Thalys 8 voitures;
- TGV A et TGV R en gris et bleu (sauf les TGV R tricourants qui ont été
peints aux couleurs de Thalys), Thalys en bordeaux et gris... et une rame TGV R
aux couleurs de la Playstation mais plus pour longtemps;
- TGV A équipés de la TVM 300 sauf quelques rames équipées de la TVM 430
pour assurer les liaisons atlantique <> sud-est (sud de Lyon) et
atlantique <> nord europe, TGV R tous équipés de la TVM 430 et certaines
rames équipées pour la circulation en Italie et Belgique, Thalys équipés de
la TVM 430 et pour la circulation en Belgique, Pays Bas et Allemagne
- TGV A ne peuvent accouplés qu'entre-eux en service normal,
- TGV R peuvent être accouplés avec TGV Duplex et Thalys en service normal.
MG
Il y a trois types de TGV Réseau tricourant.
1) 6 rames (4501-4506) peuvent circuler en France et en Italie (livrée
gris-bleu)
2) 24 rames (4507-4530) peuvent circuler en France et en Belgique (livrée
gris-bleu)
3) 10 rames PBA (Paris-Bruxelles-Amsterdam) 4531-4540 peuvent circuler en
France, en Belgique et aux Pays-Bas (livrée Thalys)
AS
Lorsque l'on désigne une ligne TGV (terme volontairement impropre):
- on dit LN suivi d'un chiffre lorsque l'infrastructure n'est pas achevée et
que la ligne n'est pas remise au transport (LN= ligne nouvelle),
- on dit LGV dès lors que les installations sont remises au transport (LGV=
ligne à grande vitesse).
Il n'existe donc plus qu'une seule LN: la LN 5 la future LGV Méditerranée !
Les correspondances d'alors:
LN 1: LGV PSE (Paris Sud-Est)
LN 2: LGV AT (Atlantique)
LN 3: LGV NE et LGV IIDF (Nord-Europe et Interconnexion Ile de France)
LN 4: LGV RA (Rhône Alpes)