Dossiers
Le Web du Rail
Tribune libre
Comme il est dit dans "SCANDALE 1", il faut rouvrir le Canfranc. L'A63/RN10 voit passer six jours sur sept 8000 gros culs environ.
Si l'on n'augmente pas les capacités du fret ferroviaire France<->Espagne/Portugal, dans 5 à 6 ans, il y en aura 16000 ou plus ! Bonjour la tranquillité et la sécurité !!
Notre Pdt L. Gallois vient de déclarer à Hendaye qu'il fallait rouvrir le Canfranc, malgré les travaux d'agrandissement des installations prévus à Hendaye (si les écolos - que je respecte en général mais pas pour tout - n'empêchent pas de regagner quelques mètres sur le rivage de la baie de Txingudi pur poser les 3 voies de 700 m prévues).
La ligne nouvelle Perpignan-Barcelone ne permettra de passer que 1 M t supplémentaire par le côté Méditerranée, et les travaux d'Hendaye 2 M t, alors qu'il faut au minimum pouvoir en passer 4 à 5 M de plus d'ici à 5 ans. Il manque donc à court terme 1 à 2 M t de capacité supplémentaires, qui ne peuvent être obtenus qu'en rouvrant Canfranc et en réhabilitant le fret par Latour de Carol.
A plus long terme (10 à 12 ans), la traversée ferroviaire des Pyrénées centrales (tunnel de base d'environ 45 km avec rampes maxi de 18 à 20 mm/m) s'imposera. L'Espagne est en train de programmer la conversion à l'écartement standard de plusieurs milliers de km de son réseau, d'abord pour la grande vitesse voyageurs mais aussi pour rééquilibrer le fret en faveur du fret.
Il serait malheureux que la France soit en retard d'une guerre contre le "TOUT EN KAMION" !
Alain DUBOURDIEU - 23/04/2001
La tragédie du tunnel du Mont-Blanc et « l'attitude adoptée par les autorités à cette occasion » ont suscité cette « Opinion » de Bertrand Ferrari. Citoyen d'Illkirch-Graffenstaden, mais, surtout, transporteur routier de profession, il exprime un avis musclé quant au ministre des transports...et à la SNCF.
Depuis le drame du tunnel du Mont-Blanc, le ministre des Transports Jean-Claude Gayssot - ex-cheminot et, par voie de conséquence, grand pourfendeur du transport routier - clame haut et fort sur tous les médias que l'avenir passe nécessairement par le rail, le mode routier ayant montré ses limites et sa dangerosité. Mais il est vrai que depuis son accession à la Grande Arche de la Défense, ce ministre nous a habitués à des déclarations ou des décisions dont la vacuité laisse quelquefois perplexe.
Ce responsable gouvernemental a trouvé là une superbe - mais discutable - opportunité de faire valoir les avantages présumés du mode ferroviaire ! Et il ne s'en prive pas... Outre que sa façon de présenter la situation relève d'un manichéisme assez primaire (les vilains routiers et les bons cheminots...) elle fait volontairement l'impasse sur deux aspects essentiels du mode ferroviaire :
- L'insuffisance technique
La couverture géographique du réseau ferré est désormais inadaptée car depuis des années la SNCF, suivant en cela la logique économique, a abandonné les dessertes les moins rentables (fermeture de gares, de centres de tri, désaffection de nombreuses lignes et d'ouvrages d'art). Seuls ont bénéficié d'une réelle politique de maintien et de développement les grands axes (appelés corridors ferroviaires) à fort trafic (le couloir rhodanien par exemple). Quant aux liaisons transversales, elles demeurent toujours aussi folkloriques (faites donc, à titre d'expérience, le trajet Sarreguemines-Aurillac par le train !). Quant aux chantiers de ferroutage (terminaux où les camions peuvent être chargés sur des trains spéciaux équipés wagons-plateaux) censés apporter une solution à la saturation de nos routes, ils se comptent en France sur les doigts de la main... Notons en passant que les dysfonctionnements répétés du rail (attentes aux terminaux, grèves, etc...) ont obligé de nombreux transporteurs routiers qui s'étaient mis à cette technique combinée rail-route à revenir au tout-route ! Et puis, soyons réalistes : seul le camion peut se rendre partout et ce n'est pas « demain la veille » que la SNCF livrera par wagon la mercerie de la Petite-Pierre, la supérette d'Ottrott ou le caviste de Marckolsheim...
- La non-qualité
Sur le plan social, la SNCF représente à elle seule, crois-je savoir, 70 %
des journées de grève du pays, toutes professions confondues ! Un tel
palmarès ne peut qu'inciter les anciens clients ou les utilisateurs potentiels
du rail à aller chercher ailleurs des solutions plus fiables...
A l'heure du juste à temps et du flux tendu que les consommateurs toujours plus
exigeants et impatients ont imposés à l'industrie, serions-nous assez fous
pour confier aux Chemins de Fer - et donc à une catégorie socioprofessionnelle
réputée à juste titre « à risques » - des pans entiers de notre économie
? Le président de la SNCF, Louis Gallois, lors de la récente assemblée
générale du Groupement des Transports Combinés, dressait un accablant constat
des lieux et se lamentait du dialogue social «conflictuel » dans l'entreprise.
Doux euphémisme pour désigner la grève érigée en tant que système dans
cette énorme structure d'intérêt public et
où une petite centaine d'agents peuvent à eux seuls paralyser la totalité du
réseau ferroviaire et bloquer la moitié du pays !
En parallèle, on peut également s'interroger sur la ligne idéologique d'un
ministre qui prend parti pour le rail en dénigrant systématiquement les
transports routiers et qui, il y a quelques mois à peine, lors d'une énième
grève de la SNCF, avait publiquement pris fait et cause pour les grévistes...
Un ministre est avant tout un serviteur de la nation et doit par conséquent
défendre les intérêts du plus grand nombre. Il est donc inacceptable que J.C.
Gayssot serve aussi ouvertement ceux d'une petite
minorité de citoyens choyés de longue date : les cheminots (ou cède à leur
lobbying !)... Et veuille imposer au pays le mode ferroviaire alors qu'il est
établi que celui-ci s'avère, dans l'état actuel, inadéquat, en grande partie
inapplicable et fortement risqué à cause du caractère récurrent des grèves.
(Merci à HS qui a recopié cet article paru dans la presse)
Pour nous les pétroliers, le transport des hydrocarbures par fer est plutôt
notre cauchemar :
- Coût prohibitif comparé au pipe-line ou aux bateaux.
- Mise en oeuvre d'un personnel important pour assurer l'empotage et le
dépotage des waggons.
- Ruptures d'approvisionnement en cas de grèves (malheureusement fréquentes).
- Respect des horaires de desserte des embranchements plus qu'aléatoire.
- Les opérations d'empotage et de dépotage ne sont pas sans risques.
A mon avis le chemin de fer dans un futur proche perdra encore du trafic avec
les hydrocarbures. Nombre de dépôts embranchés fermeront ou seront desservis
par voie d'eau ou encore raccordés à un pipe (les projets sont nombreux en ce
domaine).
Ph. B.
Connaissez vous l'association "Nord Charente et ses environs sans le
tracé TGV"
Créée récemment, en décembre 1998, cette association a pour mission :
- de s'informer sur le projet de nouvelle ligne TGV qui traverserait notre
région et d'informer ses adhérents sur les communes du Nord-Charente et les
communes limitrophes des Deux-Sèvres,
- de mobiliser les habitants pour obtenir L'ANNULATION de ce projet,
- de demander L'ETUDE D'AUTRES SOLUTIONS (réaménagement de la ligne
existante...)
- représenter et défendre les habitants contre les nuisances si le projet
était maintenu.
Vous voulez la rejoindre ou tout simplement vous renseigner, contactez
Association Nord Charente et ses environs sans le tracé TGV
La Brousse 16700 LONDIGNY
(Damien Ravé)
Il suffit de lire la presse généraliste (Le Monde par exemple [...]),
d'écouter la radio (France Info par exemple) ou d'allumer la télévision :
partout un sujet depuis 10 ou 15 jours.
C'est dit : "La SNCF ne sait pas faire face à la reprise de l'activité
Fret, les clients ne sont pas contents du tout. Il faut libéraliser le rail
pour qu'il s'en sorte".
Et oui vous êtes mort parce que la préparation psychologique des masses a
débuté et que comme l'écrit Christian l'issue est inéluctable.
Alors pourquoi "Cheminots Phase 1".
Parce qu'avant vous, il y a eu la sidérurgie qui était un goufre et qui a
été traité en un seule passe mais assez longue.
Ensuite l'Etat s'est attaqué aux mineurs. En deux phases mais conjointement
décidées. Phase 1 : la fin des HBNPC (Houillères du Bassin Nord Pas de
Calais) et Phase 2 : la fin des HBL (Houillère du Bassin de Lorraine) dont la
fin est programmée en 2005. Entre les deux grandes dates fermeture de toutes
les autres zones de production principalement contenues dans la structure HBCM
(Bassin Centre Midi = Carmaux, Alès, Chavenon, Montceau-Blanzy, Gardanne)
Après avoir réglé le sort des mineurs l'Etat s'est chargé des Dockers par
une Phase 1 qui a été la loi de 1992, avec une petite retouche avec la loi qui
modifie la domanialité portuaire. Cette première étape a permis de
rammener un peu de calme social dans les ports français, mais pas assez de
compétitivité. Il se prépare donc une Phase des Dockers qui sera une
déréglementation complète pour essayer de faire rattraper le retard aux ports
français.
Il va donc y avoir les Cheminots Phase 1 : c'est la libéralisation du marché
du Fret. On peut noter la très grande similitude avec les dockers. Le
gourvenement agit sous la pression des chargeurs qui ne supportent plus, et à
juste titre, la situation. Alors que sera les cheminots Phase 2. Cela dépend de
la réaction des dits cheminots.
Option 1 : Vous allez vous mettre en grève, sur les voies du premier train Fret
fait par un autre, ce qui va contribuer à renforcer le camp des partisans de la
libéralisation. Le processus est enclenché, l'issue est certaine, la SNCF
d'aujourd'hui est morte. Les TER passe en appel d'offres il ne reste plus qu'un
moyau GL autour du TGV
Option 2 : Vous prenez le mors aux dents pour relever le défi en acceptant ce
qui encore aujourd'hui apparaît comme inéfable ou indicible (c'est pour ne pas
dire inaceptable, c'est même pas envisageable): c'est à dire faire de 30 à
40% de productivité globale, accepter la révolution du modèle de production,
l'introduction de souplesse. Je n'y crois pas. Il vaut mourir debout que de se
renier.
Donc voilà, après les sidérurgiste, les mineurs, les dockers, voilà le tour
des cheminots d'être dans l'oeil du viseur pour changer. Il est désormais trop
tard. Dans très peu de temps les premiers trains de Fret vont échapper à la
SNCF.
11/01/2001 : Brent : 25.61 $ ; Light Sweet Crude : 29.42 $
1 $ = 1.05 EU = 6.89 FRF
En Septembre, le gasoil a vu ses taxes significativement baisser à fin,
disait-on, de ne pas étouffer les pauvres transporteurs routiers, dont la
rentabilité était mise à mal par le prix excessif du gas-oil. Cela pour
DEUX ans, quelque soit l'évolution ultérieure du prix du pétrole.
De deux choses l'une :
C'était vrai, et donc aujourd'hui, le contre-choc pétrolier fait que leur
rentabilité a fait un bond. Ainsi, l'état est en train de subventionner le
transport routier, pour DEUX ans de plus.
C'était faux, et donc il y a deux ans, l'état a subventionné le transport
routier, pour DEUX ans de plus.
Heureusement, la conférence de La Haye a été un fiasco, au plus grand
soulagement de nos gouvernants, grâce aux USA. Pour une coïncidence, c'est une
coïncidence...
Tout ceci n'est pas une apparence ; c'est une réalité !!
Et maintenant, l'apparence : "Il faut encourager le fret ferroviaire,
avoir une politique ambitieuse, encourager le développement du râble, faire
des colloques, des états
généraux, des études,..." etc. etc...
En face, chez les "ferreux", on hésite, on doute, on se tâte, on
cause pentes, gabarit, diamètres de roues, tension, Diesel or not Diesel, on
craint toujours que ça ne marche pas, bref, on lutte sur le terrain que choisit
l'ennemi.
OUI, IL FAUT RÉOUVRIR LE CANFRANC PARCE QUE CA MARCHE !
OUI, IL FAUT FAIRE SAUTER TOUS LES BOUCHONS FERROVIAIRES !
OUI, IL FAUT MODERNISER LE BN, LATOUR DE CAROL, LA MAURIENNE ...
DE SUITE !!!!
ET DEMAIN, CONSTRUIRE DES LIGNES NOUVELLES, DES TUNNELS DE BASE, DES
TRANSVERSALES, EN FINIR AVEC CETTE PUTAIN D'ETOILE DE JE
NE-SAIS-PLUS-QUI-LA-L'AUTRE-MARCEAU-DU-XIXemeS.
ET ARRÊTER DE SE FLAGELLER TOUT LE TEMPS !!!!!!!
Que le cul pèle à tous les routiers et à ceux qui les soutiennent, de près
ou de loin.
Il pleut beaucoup (trop).
Il y a du vent (trop).
Les "politiques" disent : on n'est pas sûr que ç'est
"ça".
Les compagnies d'assurances vont augmenter leurs primes (+5 % particuliers,
+20 % entreprises) , car elles ont lu tous les rapports des climatologues,
qu'elles ont vu le résultat de La Haye et qu'elles voient les
"politiques".
Comme quoi tous les politiques sont des vrais libéraux : ils attendent, le
doigt bien enfonçé dans le cul, que l'économie leur foute son poing dans la
gueule, après l'avoir elle même pris par la physique, dont les lois ne se
votent ni ne s'abrogent.
Et nous, tous, on prend nos bagnoles, l'oeil rivé sur le prix des
carburants, pestant après l'état, les emirs...
C'est ainsi que les hommes vivent.
| Une opinion, une réaction ? Vite écrivez à : "wdr(@)free.fr" (ôtez les parenthèses) |